Je hais les pauvres. Vous aussi, non ? Comme je vous comprends.
De notoriété publique, les pauvres sont sales et sentent mauvais. Tout petit déjà, j'en avais acquis la certitude lorsqu'un jour ma mère rappela à l'ordre la nourrice africaine qui n'avait pas stérilisé correctement mon biberon. C'est vous dire si ça ne date pas d'hier.
Depuis le sommet de Johannesburg, et grâce à l'extraordinaire travail des média occidentaux, j'ai désormais une raison de plus de les haïr : ils polluent la planète. Jusqu'à présent, j'avais un vague sentiment de culpabilité que les écolos avaient réussi à m'inculquer, même si l'écologie n'est pas à franchement parler ma tasse de tisane. "Nous" étions les prédateurs des ressources de la planète, "nous" avions des habitudes de consommation en contradiction avec la survie de l'espèce, que sais-je encore. Nous passions notre temps dans une sorte de "rave-party" économique et les pauvres se cachaient dans les buissons du jardin pour nous espionner, avec une pointe d'envie, à travers les rideaux vert nature façon algues du salon. Terminé tout ça. Les pauvres, après avoir échauffé la planète, commencent à m'échauffer les oreilles. Vous en doutez ? Vous avez tort.
Après tout cela n'est que mon point de vue, je ne vous demande pas d'y adherer mais d'y réfléchir.
PAUVRES le mot tabou
On dit que Richesse et avarice sont les racines du mal mais point du tout cela n'est que calomnie